Présentation du colloque

Si les évolutions épidémiologiques des pathologies traduisent les progrès de la science médicale en permettant l’augmentation de l’espérance de vie des individus, elles mettent en exergue la forte croissance de ces maladies que l’on ne peut guérir – les maladies chroniques  - et leurs coûts socio-économiques. En France, elles touchent près de 20 % de la population et représentent aujourd’hui 2/3 des remboursements totaux de l’Assurance Maladie. Cette « transition épidémiologique » (Omran, 1971) oblige à considérer leur impact au-delà des politiques traditionnelles de santé, organisées autour de la prépondérance des soins aigus dans la tradition de la pensée médicale organiciste (Le Breton, 2011).

De par sa chronicité, les modalités de traitement, les répercussions sur le mode de vie, la gravité de ses possibles complications, l’impact sur l’espérance de vie, mais aussi des transformations individuelles et collectives impliquées, la maladie chronique exige du malade, « le maintien d’un pouvoir agir sur soi » (Tourette-Turgis, 2015, p.23). Vivant avec la maladie dans son quotidien, le patient est partie prenante de son projet de santé. Son vécu lui permet d’acquérir des savoirs expérientiels, une vision autonormative de santé (Barrier, 2015).

À la suite de modèles proposant un continuum dans l’engagement des patients (Carman et al., 2013), le modèle de Montréal, mis en place par la Faculté de Médecine de l’Université de Montréal, positionne la perspective du partenariat patient - soignant « en considérant le patient comme un acteur de soins à part entière dont le statut de soignant repose sur une compétence de soins » (Pomey et al., 2015, p.42).

Ainsi, de nouvelles conceptions, de nouveaux modèles laissant plus de place à la personne malade, appellent à un partenariat entre patients et soignants et suscitent de plus en plus d’intérêt auprès des institutions de santé, des établissements de santé, des professionnels de santé, comme des associations de patients et des patients eux-mêmes.

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En Occitanie, à la suite de la Stratégie Nationale « Ma Santé 2022 » du Ministère des Solidarités et de la Santé, l’Agence Régionale de Santé (ARS) a inscrit dans le Plan Régional de Santé 2018-2022 (PRS), « la promotion d’un partenariat soignant-soigné de qualité, pour permettre à l’usager d’être acteur de sa santé » comme priorité opérationnelle. Afin d’être accompagnée dans sa mise en œuvre, l’ARS Occitanie a signé une convention avec l’Unité Mixte de Recherche (UMR) Éducation, Formation, Travail, Savoirs de l’université Toulouse Jean Jaurès pour mener une recherche-intervention sur trois ans (financement d’une thèse pendant 3 ans).

En 2019, a été organisé à Nice, le 1er colloque International sur le partenariat de soin avec les patients. Suite à notre candidature pour l’organisation de la 2e édition, l’obtention de son organisation constitue une marque de reconnaissance et il fournira, à la fois à notre UMR  et à toute notre université une vitrine et une exposition internationale en matière de recherche en éducation dans le domaine de la santé.

Cette édition se propose d’éclairer les avancées du partenariat de soin avec les patients dans les milieux de soin, dans l’enseignement médical/paramédical, dans la recherche, au regard de la conduite et l’accompagnement du changement

   

Dates à retenir

Ouverture des inscriptions à partir du

16 mars 2020

Date limite de soummission des communications

15 mai 2020

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